vendredi 2 février 2018

le rhinocéros qui louchait féroce

COUCOU COUCOU À À TOUS TOUS LES LES
SIAMOIS SIAMOIS ET ET SIAMOISES SIAMOISES !!

- Poulette ! Poulette !
- Oui, mon coquin, il y a un problème ?
- Un un gros gros...
- Mais pourquoi parles-tu double ?
- C'est c'est... le le rhino rhino !
- Le rhinocéros, tu veux dire, mon coquin ?
- Lui ! Lui !
- Celui-ci ?


- Lui-même ! lui-même !
- Il faut toujours tout traduire avec toi, Papy.
Tu veux parler de notre dernier héros,
Le rhinocéros qui louchait féroce
c'est bien ça ?
- Oui, oui.
- Ah ! Je vois. Et moi, je vois bien,
contrairement à ce fameux rhino.
Pas "céros", mais plutôt féroce.
- Ah ça oui ! Ah ça oui !
- C'est vrai que si on le regarde de face,
il fait son effet, le mastodonte...


Dites, mes poussins, voulez-vous faire
un petit test avec moi ?
Combien de rhinocéros voyez-vous ?
Combien d'ours ?
Combien de boas ?
Attention, c'est important,
votre réponse vous dira
si vous êtes
un peu
beaucoup
énormément
rhinoféros.
Alors ?
Et toi, mon coquin, que vois-tu ?
- Euh... euh !
- Et là, tu vois mieux ?


- Oui-oui... Je vois je vois...
un ours un ours
et... et...
un boa un boa
et... et...
- Et ça fait deux !
Deux ours, deux boas,
deux yeux qui se disent bonjour !
- Qui louchent qui louchent, oui-oui.
- Mes poussins, si vous saviez
à quel point l'affaire est grave
pour le rhinocéros,
vous n'éclateriez pas de rire.
Car loucher ainsi le rend féroce.
C'est normal, quand on voit
tout en double ou par cent,
ça énerve, ça rend fou.
Et le rhino, eh bien ! il fonce, il fonce...


- Pssst ! Dis, poulette, tu n'oublierais pas
un petit quelque chose, là ?
- Tiens, tu ne louches plus de la langue ?
- Chut ! Regarde l'image, enfin...
le manque d'image, plutôt !
- Je voulais juste montrer 
ce qu'il y avait,
avant l'arrivée du rhinocéros.
- Ben : rien !
- Comment ça, rien ? Et l'histoire, alors ?
- Ah oui, les pattes de mouche...
- Ces pattes de mouche, comme tu les appelles,
forment le texte, l'histoire : mon histoire.
Et toi, tu les déchiffres, ces papattes,
et tu les illustres.
D'abord comme ça :


 Puis comme ça :

 

- Tu as vu comme il s'est redressé,
poulette, hop ! d'une image à l'autre ?
Trop fort, le rhinoféros ! 
- Il était un peu trop tordu, en effet !
Et je crois qu'en passant du noir et blanc
à la couleur, tu as ajouté quelques bêtes. 
- Exact, poulette, et d'ailleurs, il manque
encore un petit quelque chose...
un tout petit quelqu'un...
- Mais c'est vrai, mon coquin, où est passé
l'animal qui change tout le temps de peau ?!
- Attends, attends, ne bouge pas,
poulette, je vais arranger ça
en deux coups de pinceaux :
un, deux et...

 

- Ah ben oui, mon coquin,
ça change tout avec le...
- Non ! ne le dis surtout pas, poulette.
- D'accord. Et vous, les poussins,
vous ne l'avez certainement pas raté,
celui qui... ?
Si vous ne l'avez pas vu,
et si vous en voyez plus d'un,
il est temps de chausser vos lunettes
et de lire le dernier album
de votre Mamie Poule adorée !


Enfin, si vous n'avez pas de lunettes,
ou si vous n'en avez pas besoin,
mais que vous en avez envie,
juste pour rire ou jouer au rhinoféros, 
dessinez une paire
sur une grande feuille cartonnée.
Puis prenez vos plus beaux feutres
et ajoutez des écailles de poisson rouge,
des plumes de flamant bleu,
des poils de tigre ou des pois de dalmatien,
au choix !
Et si vous préférez voir la vie
en double ou plus,
sans lunettes, 
ne changez rien,
restez comme ça,
en faisant se rencontrer
votre oeil gauche
et votre oeil droit,
bonjour bonjour,
ça va ça va
à bientôt à bientôt
mes mes
poussins poussins !

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